France : Nicolas Sarkozy est sorti de prison et sous contrôle judiciaire

Trois semaines après son incarcération, Nicolas Sarkozy a été remis en liberté par la cour d’appel de Paris, sous contrôle judiciaire, lundi 10 novembre. L’ancien chef de l’Etat est désormais soumis à un contrôle judiciaire très strict : interdiction de quitter le territoire, de contacter les personnes citées dans le dossier Kadhafi et de rencontrer Gérald Darmanin, l’actuel garde des Sceaux.

La première image d’un homme libre. Lundi 10 novembre, à 15 h 30, Nicolas Sarkozy est rentré chez lui, quelques minutes après avoir quitté la prison de la Santé. C’est par écrit, sur ses réseaux sociaux, qu’il remercie ses soutiens et rappelle qu’il n’a qu’un seul objectif. « Mon énergie n’est tendue que vers le seul but de prouver mon innocence. La vérité triomphera », a-t-il assuré.

Pas de triomphalisme pour l’avocat de l’ancien président de la République, qui a plaidé sa demande de mise en liberté provisoire dans la matinée de lundi. « Cette décision est une application normale du droit, du code de procédure pénale. C’est une étape, la prochaine étape, c’est le procès en appel », a réagi Me Christophe Ingrain.

« C’est très dur »

Les juges ont considéré que Nicolas Sarkozy ne se soustraira pas à la justice. Lundi matin, à l’audience, l’ancien chef de l’État s’est exprimé depuis la prison de la Santé en visioconférence. À l’image, il est apparu amaigri. Il a évoqué ses 21 jours passés derrière les barreaux. « Je n’avais pas imaginé attendre 70 ans pour découvrir la prison. Cette épreuve m’a été imposée. C’est dur, c’est très dur », a-t-il confié.

Lundi soir, Nicolas Sarkozy ne dormira pas en prison, mais il est désormais soumis à un contrôle judiciaire très strict : interdiction de quitter le territoire, de contacter les personnes citées dans le dossier Kadhafi et de rencontrer Gérald Darmanin, l’actuel garde des Sceaux.

Son procès en appel prévu en mars 2026

Cette décision de justice a été moyennement appréciée par ceux qui avaient demandé sa condamnation dans l’affaire du financement libyen, pour laquelle il a été condamné le 21 octobre dernier. « C’est une incarcération qui donne le sentiment d’avoir été express. Pour la partie civile que je représente, ce n’est ni une victoire, ni une défaite parce que ça ne dit absolument rien du fond de ce dossier qui appartient désormais à la Cour d’appel », a déclaré Me Vincent Brengarth, avocat de la partie civile « Association Sherpa ».

Dans cette affaire du financement libyen de sa campagne, Nicolas Sarkozy a été condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs. Son procès en appel est prévu en mars 2026.

En attendant son procès en appel, Nicolas Sarkozy est placé sous contrôle judiciaire. Il a notamment interdiction d’entrer en contact avec le garde des Sceaux. Gérald Darmanin qui lui avait rendu visite en prison fin octobre. L’entourage du ministre de la Justice assure que « le garde des Sceaux respecte toujours les décisions de justice ».

La Rédaction

 

 

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