Les ports sont des infrastructures clés pour le commerce international et régional. Bien entretenus et bien développés, ils permettent de dynamiser les échanges, de réduire les coûts logistiques et de stimuler la croissance économique avec un rôle stratégique qui est de faire des moteurs essentiels du développement national.
Afin de mieux sécuriser les ports en Afrique, un séminaire de lancement du projet « Securing Corridors, Ports and Exchanges in Western and Central Africa » (SCOPE Africa) s’est ouvert ce mardi 2 décembre 2025 à Lomé.
Porté par le Haut Conseil pour la Mer (HCM) du Togo, en partenariat avec Expertise France et Enabel, avec l’appui financier de l’Union européenne (UE), le projet « SCOPE Africa », ambitionne soutenir les ports de plusieurs pays africains face aux défis majeurs auxquels ils sont confrontés dans un contexte de compétition accrue. Sur la table des discussions, un regard pointu est tourné vers les accidents industriels, les menaces criminelles, les trafics illicites et les pressions environnementales et climatiques.
Lancée pour renforcer la connectivité intra-africaine, cette initiative régionale d’envergure s’est donnée pour mission d’améliorer la sûreté et la sécurité des ports stratégiques d’Afrique de l’Ouest et du Centre tout en soutenant un développement économique durable, en ligne avec la stratégie « Global Gateway » de l’Union européenne. Pendant deux jours, les participants réfléchissent à l’intégration de cette stratégie sur le continent, à la sûreté portuaire comme levier de compétitivité, ainsi qu’aux enjeux environnementaux liés à la résilience et à la durabilité des infrastructures portuaires.
La rencontre est également marquée par une présentation du programme « SCOPE Africa » et une visite du Port autonome de Lomé. Intervenant à l’ouverture des travaux, le chef de cabinet du Haut Conseil de la Mer (HCM), Penn Laré, a souligné l’importance du projet : « Nos 30 000 kilomètres de côtes abritent des écosystèmes uniques et précieux, renferment des ressources halieutiques essentielles, soutiennent des millions de moyens d’existence et accueillent des routes maritimes indispensables au commerce mondial ».
Toutefois, a-t-il prévenu, ces espaces restent vulnérables face à de nombreuses menaces. D’où la nécessité, selon lui, d’une initiative intégrée, mutualisée et tournée vers la durabilité ». Il a aussi mis en lumière les fondations solides sur lesquelles repose « SCOPE Africa », fruit de plus de dix ans de programmes coopératifs.
De son côté, l’ambassadeur de l’Union européenne au Togo, Gwilym Ceri Jones, a précisé que le projet s’articule autour de cinq axes majeurs : l’alignement aux standards internationaux, le renforcement des capacités de coordination et de gestion des crises, la formation professionnelle inclusive, la dynamisation de la coopération régionale et l’intégration des opérateurs africains dans les chaînes de valeur mondiales.
Jérémie HENEKOU

