Le ministère de la Justice et des droits humains a officiellement lancé, le mercredi 29 avril, un concours externe et interne d’entrée au Centre de formation des professions de justice (CFPJ). L’initiative s’inscrit dans la dynamique de renforcement des capacités du système judiciaire togolais et de modernisation des services publics de la justice. Ouvert aux Togolais des deux sexes, ce concours concerne trois principaux corps de la chaîne judiciaire : les magistrats, les greffiers et les secrétaires de parquet.
Pour le département des magistrats, les candidats doivent être titulaires d’une maîtrise classique en droit ou d’un master en droit. Les candidats externes doivent être âgés de 21 ans au moins et de 40 ans au plus au 31 décembre 2026. Quant aux candidats internes, ils doivent être fonctionnaires titularisés des catégories A1 ou A2, justifier d’au moins six années de service effectif et ne pas dépasser 45 ans à la même date.
S’agissant des départements des greffiers et des secrétaires de parquet, les postulants doivent être titulaires d’une licence en droit. Les candidats externes doivent avoir entre 18 et 40 ans au 31 décembre 2026. Les candidats internes, quant à eux, doivent appartenir aux catégories A2 ou A3 de la fonction publique, être âgés de 45 ans au plus et justifier d’au moins cinq années de service.
Les dossiers de candidature sont reçus au Centre de formation des professions de justice (CFPJ) à Lomé ainsi qu’à la Cour d’appel de Kara. La période de dépôt s’étend du lundi 11 mai au vendredi 10 juillet à 17h30 précises. Les autorités invitent les candidats à respecter scrupuleusement les délais et les conditions fixées, les informations complémentaires étant disponibles sur les canaux officiels du centre.
Créé en 2009, le Centre de formation des professions de justice est un établissement public spécialisé dans la formation initiale et continue des acteurs du système judiciaire togolais. Il joue un rôle central dans la professionnalisation des magistrats, greffiers et secrétaires de parquet.
À travers ses programmes, le CFPJ vise à renforcer la qualité du service public de la justice, à promouvoir l’éthique professionnelle et à adapter les compétences des praticiens aux exigences de modernisation et d’efficacité du secteur judiciaire. Dans un contexte où les réformes de la justice occupent une place croissante dans les politiques publiques, ce concours apparaît comme un levier stratégique pour assurer un meilleur fonctionnement des juridictions et une administration plus performante de la justice.
Jérémie HENEKOU

