2eme session ordinaire sénat : à la croisée des chemins, le Togo trace son cap budgétaire.

Le palais des congrès de Lomé, sous la présidence de Barry Moussa Barqué, la Haute chambre a lancé jeudi 2 octobre 2015 les travaux de la 2 ème session ordinaire en mettant au centre des débats le projet de loi de finances 2026. C’est Une session stratégique, placée sous le signe de l’unité nationale, du réalisme économique et du renforcement du bicaméralisme.

La session a vu la présence de plusieurs membres de gouvernement en particulier le président de l’Assemblée nationale Sevon Tépé Kodjo ADEDJE. Selon le président du sénat, « Ce n’est pas un simple exercice comptable mais l’expression de nos priorités et de notre engagement envers les générations futures ». La rentrée parlementaire s’annonce donc décisive pour les orientations économiques du pays. Au cours des prochaines semaines, les parlementaires examineront un projet de loi de finances jugé stratégique. Trois grands axes orienteront les débats : le renforcement des acquis en matière de développement, la montée en puissance de la compétitivité économique face aux chocs extérieurs, ainsi que l’accélération de la transformation structurelle dans des secteurs essentiels tels que la santé, l’éducation et l’agriculture.

Le président du sénat Barry Moussa Barqué a appelé ses collègues à privilégier des échanges constructifs, empreints de sagesse et de responsabilité. Pour lui, la qualité du débat budgétaire constitue un véritable baromètre de la maturité démocratique d’un pays.

La quintessence d’une loi de finances pour un État

La loi de finances est le texte législatif qui fixe et autorise les recettes et les dépenses de l’État pour une année donnée. Elle détermine le volume des impôts, taxes et contributions, ainsi que l’affectation des ressources aux ministères, collectivités, projets d’investissement, et les services publics. Ce budget reflète en long et en large les choix de la nation notamment santé, éducation, infrastructure, sécurité et recherche. Il traduit les priorités du gouvernement pour l’année à venir. Cette loi jouera donc un rôle prépondérant dans le contrôle des déficits, de la dette, de l’inflation, et de la soutenabilité des comptes publics.

Notons que pour le cas de notre pays le Togo en particulier, la loi de finances 2026 s’annonce comme un pivot, capable d’impulser des transformations structurelles dans des secteurs clés tout en consolidant les progrès économiques déjà accomplis. Le défi sera de construire ce budget dans un climat de confiance, avec des choix équilibrés entre ambitions sociales et contraintes financières.

Jérémie HENEKOU

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