La tension entre les États‑Unis et la Colombie a brusquement monté d’un cran cette semaine après des propos très agressifs du président américain Donald Trump, qui a laissé entendre qu’une opération militaire contre la Colombie “sonne bien” à ses yeux, quelques jours seulement après une intervention spectaculaire au Venezuela.
Trump accuse Petro et menace la Colombie
Lors d’une conférence à bord d’Air Force One dimanche, Donald Trump a qualifié la Colombie de pays « très malade », affirmant que son président, Gustavo Petro, dirige selon lui un gouvernement impliqué dans la production et la vente de cocaïne vers les États‑Unis. Interrogé directement sur la possibilité d’une action militaire américaine en Colombie, le locataire de la Maison‑Blanche a répondu : « ça me semble une bonne idée ».
Ces déclarations interviennent dans le sillage de l’opération américaine au Venezuela ce week-end, au cours de laquelle le président vénézuélien Nicolás Maduro a été capturé par Trump et transféré aux États‑Unis pour être jugé pour narcotrafic.
Face à ces accusations et menaces, le président colombien Gustavo Petro a répondu avec force. Sur le réseau social X, Petro a rejeté fermement les allégations de Trump, qualifiant les déclarations américaines de « diffamation » et d’ingérence dans les affaires intérieures de la Colombie. « J’ai juré de ne plus jamais toucher une arme après l’accord de paix de 1989, mais pour le bien de mon pays, je reprendrai les armes que je ne veux pas. Je ne suis ni illégitime, ni trafiquant de drogue » a -il affirmé. Le président colombien a poursuivi en disant : « Trump, ne me menace pas ! Je t’attends ici sagement en Colombie. Je n’accepte pas la lâcheté, les invasions et les missiles ! ».
Cette réponse musclée s’inscrit dans une série d’échanges de plus en plus virulents entre les deux dirigeants, marquant un point de rupture dans les relations diplomatiques.
Jérémie HENEKOU

