CAN 2025 close : 100.000 dollars d’amende, l’Algérie refuse la punition de la CAF

La CAN 2025, disputée du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, a officiellement tiré sa révérence sur une finale très attendue entre le Sénégal et le Maroc. Mais comme souvent dans les grandes messes du football africain, le dernier coup de sifflet n’a pas mis fin aux débats. Bien au contraire. L’après CAN s’est invité sur le devant de la scène, rappelant à tous que, dans cette compétition, chacun finit toujours par avoir son tour chez le coiffeur.

Après les nombreuses polémiques arbitrales tout au long de la CAN, les tensions accumulées et les scènes parfois loin de l’esprit du jeu, c’est désormais l’Algérie qui se retrouve sous le sèche-cheveux disciplinaire de la Confédération africaine de football CAF. À la suite des incidents ayant marqué l’après-match face au Nigeria, la CAF a rendu son verdict, et il est lourd de conséquences. Très lourd.

L’instance dirigeante du football africain n’a pas fait dans la demi-mesure.

La Fédération algérienne de football a été condamnée à une amende globale de 100 000 dollars soit 60 million de francs CFA, une somme qui illustre la fermeté de la CAF face aux débordements constatés. Mais l’addition ne s’arrête pas là. Sur le plan sportif, les Fennecs voient leur effectif directement impacté, avec deux joueurs majeurs privés des prochaines échéances internationales.

Le gardien Luca Zidane écope de deux matchs de suspension, une absence qui se fera sentir lors des qualifications pour la CAN 2027. Plus sévèrement touché encore, le défenseur Rafik Belghali devra purger une suspension de quatre rencontres, dont deux assorties de sursis. Un véritable coup dur pour un groupe déjà fragilisé par les remous de cette CAN agitée.

Dans le détail, la note salée infligée à la FAF résulte d’un empilement de manquements relevés durant et après la rencontre. La part la plus importante concerne des gestes jugés offensants à l’encontre du corps arbitral, considérés comme une ligne rouge franchie. À cela se sont ajoutés des comportements inappropriés de joueurs et d’officiels, des failles dans l’organisation sécuritaire, une indiscipline répétée sur la pelouse, sans oublier l’usage de fumigènes et les jets d’objets depuis les tribunes.

Pris séparément, ces faits auraient peut-être semblé anodins ; mis ensemble, ils ont transformé l’ardoise en véritable addition continentale.

Sans surprise, la réaction algérienne n’a pas tardé. Estimant que la CAF a eu la main particulièrement lourde, la Fédération algérienne de football a officiellement décidé de faire appel. Elle conteste l’ensemble des sanctions prononcées, jugeant les décisions disproportionnées au regard des faits reprochés.

Cette CAN 2025 restera ainsi dans les mémoires comme une édition aussi passionnante que tumultueuse. Une compétition où le football a parfois été éclipsé par les débordements, mais qui rappelle une leçon essentielle : sur les terrains africains comme ailleurs, la passion ne peut durablement dépasser les règles. Et dans ce grand salon du football continental, tôt ou tard, tout le monde finit par passer chez le coiffeur.

Jérémie HENEKOU

 

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