Lors de sa 7e séance plénière de la deuxième session ordinaire de 2025, tenue ce mercredi 31 décembre, l’Assemblée nationale togolaise a adopté le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées. Une avancée majeure pour la promotion des droits humains et l’inclusion sociale au Togo. Par ce vote, le pays confirme son attachement à l’égalité des droits, à la dignité humaine et à la non-discrimination, en particulier pour les citoyens vivant avec un handicap. Ce texte, adopté à l’échelle continentale sous l’égide de l’Union africaine, complète la Charte africaine et vise à assurer aux personnes handicapées l’exercice effectif de leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, dans le respect des réalités africaines.
Communément appelé ADP, le protocole met l’accent sur des aspects clés comme l’accessibilité, la participation à la vie publique, la protection spécifique des femmes et des enfants handicapés, ainsi que l’inclusion des personnes atteintes d’albinisme.
Pour les associations et organisations engagées dans la défense des droits des personnes handicapées, cette ratification constitue une étape décisive. Elle ouvre la voie à une adaptation du cadre juridique national, en cohérence avec les standards continentaux et internationaux, et à l’adoption de politiques publiques plus inclusives, notamment en matière d’éducation, de santé, d’emploi et d’accès aux services sociaux.
Cependant, plusieurs voix de la société civile soulignent que le défi réside désormais dans l’opérationnalisation du Protocole : vulgarisation, appropriation par les acteurs concernés, et mise en œuvre effective par des mesures concrètes, budgétaires et législatives.
Le Togo s’aligne ainsi sur une dynamique continentale en faveur de l’inclusion et du développement durable, conformément à l’Agenda 2063 de l’Union africaine et aux Objectifs de développement durable de l’ONU.
Jérémie HENEKOU

