Fêter, oui… Mais à quel prix ?

Les fêtes de fin d’année arrivent avec leurs éclats, leurs lumières… et trop souvent, leurs drames sur les routes, l’allégresse vire à la panique. On se presse, on s’agite, on veut arriver vite, très vite ; trop vite.

Chauffeurs de taxi-moto, transporteurs, conducteurs particuliers… tous veulent maximiser le temps, les trajets, les gains. L’objectif est clair et presque légitime : rentrer vite, gagner plus, et offrir un moment de fête symbolique à sa famille coûte que coûte.

Mais dans cette ruée festive, l’essentiel se perd : la vie.

Chaque année, des familles entament la nouvelle année dans le silence du deuil, parce qu’un conducteur a confondu urgence et imprudence. Parce qu’une fête a été jugée plus importante que la prudence. L’impatience et l’excès de vitesse, couplés à l’improvidence, brisent des avenirs.

Et si cette année, on changeait ? Si on comprenait que la plus belle célébration est celle qui nous trouve en vie ? Que le vrai cadeau, c’est de rentrer sain et sauf auprès des siens ?

La route n’est pas un raccourci vers la mort. Levons le pied. Ralentissons. Fêtons, mais en restant vivant.

Joyeux Noël ! Que cette journée soit remplie de joie, de partage et de belles connexions à toutes et à tous.

Jérémie HENEKOU

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