Une nouvelle adresse culturelle s’impose à Lomé, la galerie HOLALI ART a ouvert officiellement ses portes ce samedi 28 Février 2026. C’était lors d’un vernissage raffiné orchestré par sa fondatrice, la tresseuse et artiste Anita Holali Adjeoda.
Un moment suspendu, entre créativité, émotion et célébration du patrimoine. La galerie est ouverte du lundi au dimanche. Des visites privées sont également proposées pour une immersion plus intime.
Anita Holali Adjeoda signe ainsi une entrée remarquée dans le paysage artistique togolais. Une démarche élégante, une vision assumée et une passerelle entre tradition et modernité.
Ici, la tresse devient langage artistique. Elle se transforme en matière, en relief, en signature. Inspirée par son univers capillaire, Anita Holali Adjeoda a franchi un cap audacieux.
Elle a décidé de sublimer ses créations en les inscrivant dans l’espace des arts visuels.
« Les gens ont cru en moi en répondant à mon invitation. Holali Art est une galerie inspirée par la tresse. Mes créations plaisent. J’ai donc voulu les transformer en œuvres d’art. Elles sont liées à notre culture. Chacun peut s’y retrouver », a-t-elle dévoilé à notre micro.
La galerie propose une exposition permanente d’une vingtaine d’œuvres. Chaque pièce raconte une histoire. Chaque courbe évoque une tradition.
Les formes dialoguent avec la mémoire collective avec l’ensemble qui dégage une identité forte, ancrée dans la culture africaine, mais ouverte au monde.
Selon Komi Gnamakou, assistant du créateur principal, les œuvres se distinguent aussi par la diversité des matériaux. Plâtre, céramique, résine et papiers soigneusement travaillés composent cet univers singulier.
Les textures se répondent. L’esthétique est à la fois contemporaine et profondément enracinée.
Holali Art ne se contente pas d’exposer. Elle invite à contempler autrement, à redécouvrir la tresse, non plus seulement comme ornement, mais comme patrimoine vivant et œuvre intemporelle.
Face aux enjeux Holali Art se penche désormais sur ces atouts et potentiels de capitaliser sur son univers afin de créer un monde qui renoue avec nos racines et avancer, malgré les nombreux défis encore rencontrés. L’une des perspectives est d’ailleurs d’établir une unité de production artistique locale, qui renforcerait la capacité de la galerie à répondre à la demande de plus en plus croissante.
Un vernissage suivi de présentation de ses œuvres, Anita Holali Adjeoda était entourée et émues par le public présent composé des membres de sa famille, les acteurs culturels, artistes, professionnels des médias avec une occasion riche en émotion avec des témoignages sur les œuvres présentées au cours de cette soirée.
Guy Watson

