La CEDEAO veut réduire l’insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest. Selon la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Réserve régionale de sécurité alimentaire (RRSA), la situation alimentaire et nutritionnelle se dégrade dans la sous-région. De 22,1 millions de personnes touchées en 2020, on est passé à près de 52,9 millions en 2026. Cette évolution préoccupante appelle au renforcement des mécanismes régionaux de prévention, d’anticipation et de réponse aux crises alimentaires.
Dix ans après la mise en œuvre de la stratégie régionale de sécurité alimentaire, une septantaine de représentants des États membres de la CEDEAO, ainsi que des experts, des partenaires techniques et financiers et des acteurs intervenant dans les domaines de la sécurité alimentaire et de la gestion des risques, se sont réunis à Lomé pour évaluer les acquis, identifier les insuffisances et moderniser les mécanismes régionaux de réponse. C’était sur l’initiative de l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA) de la CEDEAO.
La rencontre de trois jours, ouverte le 29 juillet dans la capitale togolaise, est notamment consacrée à l’élaboration du manuel de procédures du futur guichet régional de financement des risques. Ce nouvel instrument vise à renforcer la capacité de la CEDEAO et de ses États membres à mobiliser rapidement des ressources financières afin de faire face aux crises alimentaires, nutritionnelles, climatiques et pastorales qui affectent régulièrement la sous-région. Il viendra compléter les interventions de la Réserve régionale de sécurité alimentaire, considérée comme l’un des principaux outils de solidarité régionale en matière de sécurité alimentaire.
Jérémie HENEKOU

