Une rencontre régionale consacrée à la nutrition et au développement de la petite enfance en Afrique de l’Ouest et du Centre se tient du 11 au 13 mai à Lomé. Ouvert à Lomé, Les travaux sont à l’actif du gouvernement togolais en collaboration avec le Groupe de la Banque mondiale. Ils réunissent des représentants des gouvernements des partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs du secteur privé et de la société civile autour des défis liés à la nutrition infantile et au développement de la petite enfance. Cette rencontre met un accent particulier sur les 2000 premiers jours de vie de l’enfant, période déterminante pour sa croissance et son avenir et portera sur la lutte contre la malnutrition et le renforcement de la santé maternelle et infantile.
« Cette conférence se tient à un moment charnière. Le conclave ministériel devra surtout répondre à une question essentielle : comment mobiliser durablement et de façon coordonnée les ressources nécessaires pour financer la nutrition et le développement de la petite enfance ? », a affirmé Tony Verheijen , représentant résidant du groupe de la banque mondiale au Togo à l’ouverture de cette rencontre.
La rencontre de Lomé intervient dans un contexte marqué par d’importants défis nutritionnels dans la région. Selon les données présentées à la première journée des échanges, près d’un enfant sur trois souffre encore de retard de croissance en Afrique de l’Ouest et du Centre. Par ailleurs, environ 65 millions de femmes sont touchées par l’anémie.
Face à cette situation, les participants désirent identifier des solutions durables et des mécanismes de financement innovants pour renforcer les programmes nationaux. L’objectif visé est d’assurer des interventions plus efficaces et mieux coordonnées sur le terrain.
Au Togo, les indicateurs en matière de nutrition et de petite enfance affichent une tendance à l’amélioration. Entre 2014 et 2017, le taux de retard de croissance est passé de 27,5 % à 23,8 %, traduisant l’impact des politiques publiques engagées dans le secteur. Le pays enregistre également un taux d’allaitement maternel exclusif de 64,3 %, l’un des plus élevés de la sous-région, selon l’Unicef.
En dépit des progrès enregistrés, Martine Moni Sankaradja Ministre des solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance a souligné que « des efforts restent à faire pour permettre à chaque enfant de bénéficier d’une diversité alimentaire minimale et d’atteindre son plein potentiel de développement ». Les travaux de Lomé devront déboucher sur des recommandations communes et des cadres d’action renforcés pour accélérer les progrès en matière de nutrition et de développement de la petite enfance dans la région.
Jeremie HENEKOU

